Connaissez-vous Gary Vaynerchuck ?

J’adore découvrir des gens inspirants. Et souvent, j’ai l’impression de les découvrir un peu tard. Voilà pourquoi je vous en présente un aujourd’hui. Des fois que vous ne le connaissiez pas, vous me remercierez après ;-).

J’ai découvert Gary Vaynerchuck en 2009, via un billet sur le blogue de 37signals où l’on pouvait lire sur la sortie du livre Crush It. Je m’intéressais déjà aux médias sociaux à l’époque et le livre m’a tout de suite interpellé. L’auteur y raconte son parcours, depuis son immigration à New York dans les années 70 . J’ai toujours beaucoup de plaisir à lire les histoires des gens qui ont du succès. Je trouve ça hyper motivant. Dans un monde où l’on nous rapporte presque uniquement des mauvaises nouvelles, il est rafraîchissant d’entendre parler de réussites.

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Être entrepreneur, ce n’est pas un travail

Une des belles rencontres que j’ai faites via Twitter est sans aucun doute Kim Auclair, présidente de Niviti et fondatrice de Mac Québec. Elle a récemment fait un tweet qui m’a interpellé. Il s’agit d’un lien vers un billet de blogue fort intéressant : What it is to NOT WORK. L’auteure est une entrepreneure et raconte que son fils a dit à l’école que sa mère ne travaillait pas. Pour lui, avoir sa propre entreprise, ce n’est pas travailler :

Yes Mom – but that’s not work. That’s something else. ichiban is not work…you…. ACTUALLY FEEL it!! 

Donc pour ce petit bout de chou, avoir sa propre entreprise, ce n’est pas travailler. Un vrai travail, ce serait probablement du 9 à 5, au bureau du lundi au vendredi, dans un emploi qu’on n’aime pas vraiment… Intéressant de voir la perspective d’un enfant. Et ça nous fait réaliser quelques petites choses.

Premièrement, à quel point sommes-nous chanceux de faire un travail qui nous passionne! Combien de gens n’aiment pas ce qu’ils font, rentrent au bureau à reculons chaque matin. Combien sommes-nous chanceux d’avoir un réel impact sur les succès et les échecs de l’entreprise. Combien sommes-nous chanceux d’avoir la liberté de forger nos propres horaires et de concilier travail et famille. J’ai eu la chance d’être à la maison pendant la majorité des 2 congés de maternité de mon épouse et d’être présent pendant la première année de vie de mes enfants, ce que nombre de pères n’ont jamais eu la possibilité de faire.

Et la vie d’entrepreneur comporte son lot d’émotions. Toujours tiré de ce même billet :

What it means to carry a part of your dream everyday…leave a part of it in every work you do – in every interaction you have…and feel exhausted, tired but happy and satisfied all the time (almost all the time)… There is not a day that goes without a bit of emotional high or low – every act of teamwork – be it cleaning office – having your team take independent baby steps, a happy client is a moment of intense celebration – the same way that red-tapism, laziness, lack of focus, casual attitude are major irritants. Every day the stage opens up for an action packed drama…

Mais le jeu en vaut la chandelle, il n’y a aucun doute là-dessus. Je ne changerais pas de métier pour tout l’or du monde. Trouver des opportunités là où tout le monde voit un échec, gérer les émotions de tous les membres de l’équipe, voir chaque personne s’améliorer, voir l’équipe se dépasser, aider les employés, les clients, les amis à devenir meilleurs, tous les jours. La récompense est inestimable. Le sentiment d’accomplissement est imbattable.

Et vous, vous en pensez quoi ? Comment vous traite la vie d’entrepreneur ? Je serais heureux de vous lire sur ce sujet :-).

Sortir gagnant, tout le temps!

Il y a quelque temps, notre assistante familiale (Marie-Andrée, celle qui nous sauve chaque semaine en s’occupant du ménage et de certaines autres tâches reliées à notre famille) m’expliquait qu’elle avait été témoin d’un feu récemment. Le commerce de son oncle a complètement brûlé. Elle et sa tante ont assisté à la scène en pleurant, voyant s’envoler en fumée des années d’efforts, des millions de dollars, des rêves et des projets. Réaction fort normale, on peut les comprendre. 

Mais l’élément surprenant dans cet événement, c’est la réaction de son oncle, propriétaire fondateur de l’entreprise. Il assistait lui aussi à la scène. Mais il ne pleurait pas. Oh non! Il était déjà en train de penser à comment ils allaient rebâtir, où ils allaient ouvrir un magasin temporaire, comment c’était une excellente opportunité de rebâtir en mieux, qu’ils pourraient finalement réaliser tel ou tel autre projet qu’ils avaient en tête depuis longtemps.

Quand Marie-Andrée m’a raconté, j’ai tout de suite pensé: wow! Ça, c’est un entrepreneur! Alors que tout le monde autour était anéanti, lui pensait déjà aux opportunités que cette aventure allait créer. Il est resté calme, a concentré ses énergies à trouver des solutions pour aller de l’avant, et pour tourner à son avantage une fâcheuse situation.

Si nous ne contrôlons pas les événements extérieurs (arrêtez donc d’essayer, d’ailleurs ;-)), nous avons le pouvoir de choisir notre réaction à un événement. On peut s’effondrer, s’écraser, être victime de la situation. Ou alors on peut se retrousser les manches, trouver le trésor caché et sortir gagnant.

Je salue les gens qui tentent de sortir gagnant tout le temps, peu importe ce que la vie place sur leur chemin. Vous êtes mon inspiration à faire de même!

Et vous, quel est le dernier événement où vous êtes sorti gagnant?

Mieux gérer le stress et découvrir les trésors cachés

Je pense souvent aux premières années d’INBOX et un sourire se dessine instantanément sur mon visage. J’étais pas mal tout seul, nous n’avions que 2 ou 3 clients, je ne connaissais pas grand-chose des affaires. Un « ti-cul » naïf et plein de bonne volonté. 

Je me rappelle aussi qu’à l’époque, je n’avais pas le même rapport au stress qu’aujourd’hui. Beaucoup de choses me stressaient et m’empêchaient de dormir. Que se passe-t-il si le serveur partagé où sont hébergés nos quelques sites tombe ? Vais-je être en mesure de payer mon salaire cette semaine ? Que se passe-t-il si nous ne trouvons pas d’autre client d’ici 1 mois ? Et si on trouve un nouveau client d’ici 1 mois, vais-je être capable de livrer le projet dans les temps ? Beaucoup de questions, beaucoup de craintes, beaucoup de stress…

La première fois où notre petit serveur partagé a planté et que les sites de nos 3 clients n’étaient plus accessibles, j’ai paniqué. Je me suis vraiment senti physiquement mal toute la journée. Cette espèce de boule dans l’estomac qui ne voulait pas partir… Il m’a fallu plusieurs jours pour m’en remettre !

En 2007, nous avions réussi à engager un programmeur. Wou-hou! Je n’étais enfin plus seul. :)Et le timing ne pouvait être mieux, car je me suis marié cette année-là. Et qui dit mariage, dit voyage de noces. Je n’avais pas pris de vraies vacances depuis 2004 et le voyage de noces n’était pas une option, sous peine de divorce au lendemain du mariage. ;)J’ai dû donc confier les 4 projets en cours à notre programmeur, Félix. Je me souviens que nous avons travaillé jusqu’à 1 h du matin la veille du mariage pour être sûrs que tout irait comme sur des roulettes pendant les 2 semaines suivantes. J’étais hyper stressé de partir. Je confiais mon bébé (INBOX !) à quelqu’un d’autre pour la première fois.

Tout au long du voyage, j’avais INBOX en arrière pensé. Une fois de retour en ville, Félix m’a expliqué que, bien qu’il avait dû faire du 60 heures semaines, tout s’était bien passé. Il avait tenu le fort, et les clients étaient contents. 

Quelques jours après mon retour, je me suis assis dans le bureau de mon associé et mentor, Réjean. Il m’a posé la question suivante :

Maintenant que tu es de retour et que tu as constaté que personne n’est mort, trouves-tu que ça valait la peine de stresser à ce point avant de partir ?

La réponse était évidemment non. En discutant avec lui, j’ai compris qu’au fond, après coup, avec un peu de recul, il n’y a jamais de bonne raison de se préoccuper à ce point de quelque chose. Avec le temps, l’importance qu’on accorde à n’importe quel problème tend à diminuer. Si, de toute façon, d’ici quelques jours, quelques semaines ou quelques mois, un problème n’aura plus grand importance, pourquoi se stresser maintenant ? Il n’y a aucune bonne raison de le faire. On fait du mieux qu’on peut, tous les jours, et c’est plus que suffisant. Le reste viendra, ce n’est qu’une question de temps et d’espace… 

Depuis ce jour, j’essaie de voir chaque obstacle, chaque embûche, chaque difficulté avec un peu de recul. Au lieu de les voir avec craintes et appréhensions, je les vois comme des défis du moment. Je m’applique à les régler du mieux que je peux, sans que ça m’empêche de dormir. Et ce n’est pas facile, je vous l’accorde, mais ça en vaut vraiment l’effort. 

D’abord, physiquement, on se sent beaucoup mieux. En plus, en restant calme, on est en mesure de voir des opportunités, des trésors cachés derrière chaque embûche. Quand on se laisse atteindre par les problèmes, on cède souvent à la panique. Et lorsque la panique s’installe, on ne voit plus rien, on n’entend plus rien, on ne fait que focuser sur le problème. Dans un état comme ça, il est impossible de voir les opportunités qui pourraient se présenter à nous. 

Je vous dirais que ça m’a pris un bon 3 ans à assimiler ces concepts et les mettre en application dans ma vie. Mais croyez-moi, le jeu en vaut vraiment la chandelle !

Et vous, comment gérez-vous les obstacles dans votre vie personnelle ou professionnelle ? Avez-vous des trucs, des conseils, des idées à partager ?