L’école et les « Ziploc » : suite et fin!

Pour en finir avec l'histoire des Ziploc

Je me permets ici de paraphraser le titre d’un récent billet de Patrick Lagacé, car il résume très bien l’idée du présent texte. Récapitulons, l’article que j’ai publié vendredi dernier racontant une histoire de concours de toutou et de « Ziploc » a, de toute évidence, pris une ampleur démesurée. Depuis cette publication, mon épouse et moi avons reçu un nombre hallucinant d’appels téléphoniques et de courriels pour des entrevues ou des commentaires. Nous en avons accordées quelques-unes, dont au Journal de Montréal, au National Post, à la CBC, à la station de radio 98.5 et à une autre de Vancouver. Toutefois aujourd’hui, nous avons décidé de mettre fin à tout cela et déjà nous avons refusé plusieurs demandes, notamment de TVA, de Radio X et même d’ABC News.

Il me semble important de rappeler aux gens quelques petites vérités. Tout d’abord, Isabel et moi, en dehors du Web, avons une vraie vie aussi ;-). Nous avons deux petits monstres que nous adorons et des emplois qui nous passionnent. Nous ne sommes ni des activistes, ni des polémistes. Nous sommes de simples parents qui, comme des millions d’autres, font de leur mieux tous les jours dans leur vie familiale et professionnelle. Nous nous sommes indignés devant une situation que nous jugions inadéquate, et contre toute attente, il semble que le sujet ait rejoint des milliers de gens. Des journaux et des radios d’un océan à l’autre en ont parlé. Un vigoureux débat a eu lieu via des commentaires sur notre blogue, sur Facebook, sur Twitter et sur d’autres médias. Il semble que le sujet ait soulevé les passions.

Au-delà de l’événement singulier du « Ziploc », ce que beaucoup de gens ont vu de cet incident, est une situation à débattre à un degré supérieur! Un débat qui dépasse et de beaucoup un concours, une enseignante, une école ou une commission scolaire. À la limite, ce n’est même pas un débat sur l’environnement, mais bien un débat sur les valeurs qui sont véhiculées dans nos institutions d’enseignement. Et ce débat déborde largement des cadres de notre situation, car il atteint des proportions difficilement mesurables.

Pour clore « notre histoire », sachez que nous avons rencontré la directrice de l’école de notre fils hier. Nous nous sommes excusés auprès d’elle. Notre premier geste aurait dû être de venir la rencontrer avant tout. Par contre, cela n’aurait rien changé à la publication du billet sur notre blogue, mais au moins, nous aurions pu enrichir notre texte de sa version des faits. Nous n’avons pas, ni mon épouse ni moi, de formation en journalisme, mais nous livrons nos états d’âme sur notre blogue depuis des années. « Mea-culpa » donc. Nous acceptons tout à fait le blâme qui nous a été adressé. La prochaine fois, nous irons parler à la directrice dans un premier temps.

Lors de notre rencontre avec cette dame, nous avons pris connaissance de certains détails du « Plan vert » de l’école, ainsi que de directives qui proviennent de la commission scolaire. Nous avons pris conscience des défis auxquels fait face l’école… quotidiennement! Et nous constatons que l’école reçoit bien plus souvent qu’à son tour le pot, et assez rarement les fleurs. C’est malheureusement dans la nature humaine que de parler de ce qui ne va pas, et non de ce qui va bien…

Nous avons expliqué à la directrice que l’histoire avait pris une ampleur à laquelle nous ne nous attendions pas. Nous avons réitéré que nous n’avons rien contre l’enseignante, ni contre l’école, ni contre la commission scolaire. Nous n’avons jamais nommé de noms des personnes impliquées, ni celui de l’école. Nous avons tout simplement dénoncé une situation bien précise et qui n’est que le symptôme d’un défi beaucoup plus grand.

Mais, pour nous, il est maintenant temps de mettre un terme à cette histoire. Nous avons exprimé notre frustration en mots. L’ampleur du débat nous a surpris. Nous avons donné des explications à certains journalistes et nous croyons avoir fait le tour du sujet en ce qui nous concerne.

Nous remercions tous ceux qui ont contribué à enrichir le débat ici sur notre blogue. Certains ont été durs envers nous, c’est de bonne guerre. Nous n’en tenons rigueur à personne ;-).

Nous retournons maintenant à notre défi premier: notre petite famille!

Toutefois, nous continuerons à écrire sur ce blogue et il n’est pas dit que nos prochains écrits ne soulèveront pas d’autres débats dans le futur!

Sur ce, nous vous disons : à la prochaine chicane ? :-)

Commentaires

  1. Ahlaya dit:

    Il est normal, je crois, en tant que parents que nous nous indignons lorsqu’une situation que nous jugeons injuste arrive à notre enfant. On veut les protéger, leur éviter d’avoir mal, de souffrir …

    Je crois quand même que vous avez eu raison d’agir comme vous l’avez fait, j’en aurais certainement fait de même!

    Malheureusement pour les écoles, il arrive trop souvent que ce genre de situation injuste arrive aux enfants, regardons en exemple le petit bonhomme de 6 ans qui a du manger son macaroni avec ses doigts parce que maman avait oublié de lui mettre une fourchette dans son lunch (http://www.youtube.com/watch?v=zCIDgU4IFBo) … Si tout les gens se taisent et que jamais personne ne chiale, ce genre de situation continuera d’arriver et ce sont nos enfants qui payerons au bout du compte.

    Pour équilibrer les choses, vous pourrez toujours parler d’un bon coup de l’école de votre enfant un de ces quatres !

    À la prochaine chicane !!!

  2. Pascale dit:

    HAHAHAHA Bravo…que des FÉLICITATIONS a vous faire Votre finale est stupéfiante..très mature. Je n’aurais pu faire mieux. Tout est bien qui fini bien.
    Bonne continuation.
    Le tout pour moi a été très divertissant et même éducatif.
    Au Plaisir d’entendre vos prochain débats.

  3. Le professeur masqué dit:

    «Récapitulons, l’article que j’ai publié vendredi dernier racontant une histoire de concours de toutou et de « Ziploc » a, de toute évidence, pris une ampleur démesurée (…) Nous en avons accordées quelques-unes, dont au Journal de Montréal, au National Post, à la CBC, à la station de radio 98.5 et à une autre de Vancouver. (…) Nous avons expliqué à la directrice que l’histoire avait pris une ampleur à laquelle nous ne nous attendions pas.»

    Désolé, mais quand on accepte de donner autant d’entrevues que vous l’avez fait, vos excuses sont un peu faciles. Un peu comme un pyromane qui s’excuse après coup d’avoir fait flamber un quartier. Ce qui est incroyable, ce n’est pas seulement que vous n’ayez pas rencontré la directrice avant d’écrire ce texte, mais que les médias ne l »aient pas fait.

    Vous avez voulu vos 15 minutes de gloire. Vous les avez eu aux dépends de gens qui travaillent fort tous les jours et pour lesquels il n’y a pas de caméra et de journaliste qui vont flatter leur égo. J’espère que vous saurez réparer les torts que vous avez causés à ces gens.

    Et je tiens à répéter que votre blogue, en exposant aussi publiquement vos enfants, est un très mauvais service à leur rendre. N’importe quel spécialiste de l’internet et des réseaux sociaux vous le dirait.

  4. marcan dit:

    Merci pour le commentaire. Nous passons à autre chose maintenant ;-)

  5. Très bien... dit:

    Que vous l’avez arrêter quand tout le monde voulait encore en parler démontre un grand maturité… le professeur « masqué » aurait pu apprendre quelque chose dans tout cette histoire…
    Bravo de l’avoir partagé et de l’avoir arrêter…

  6. Le professeur masqué dit:

    À très bien: merci pour la leçon de morale! Vous êtes très généreux. J’espère que vous êtes aussi tout exigeant envers vous au quotidien.

    Pour le reste, cet espace étant ouvert aux commentaires, j’y ai mis le mien. Si l’administrateur de ce blogue avait voulu ne pas en avoir, il aurait pu simplement ne pas en accepter. Son sourire à la fin de son dernier commentaire me semblait clair, mais il a fallu que vous en rajoutiez une tranche.

    Je me permettrai aussi d’ajouter, de façon générale, qu’il existe un risque de recourir à la tribune publique dans un tel contexte: celui de voir notre enfant «stigmatisé». Qu’on me comprenne bien, je ne parle pas de vengeance orchestrée dans le but de punir des parents à travers un jeune. Mais je suis convaincu que bien des intervenants scolaires entourant l’enfant impliqué dans cette histoire vont être drôlement prudents maintenant dans la crainte que… Il y a aussi les autres enfants qui peuvent réagir de diverses façons dans toute cette histoire.

    Les parents et les gens en général devraient être bien prudents quant aux mass médias.

  7. marcan dit:

    Merci pour votre commentaire. Bonne soiré.

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